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Caroline Latrive dans les vignes

Chef de caves

Caroline Latrive

Caroline Latrive dans les vignes
Portraits

Profondément attachée à sa Champagne natale, Caroline Latrive y a forgé son regard sur le vin au contact de son père œnologue. Une passion transmise très tôt, devenue vocation. Aujourd'hui Chef de Caves de la Maison Deutz, elle met cette sensibilité au service d'une quête constante de précision et d'équilibre.

Caroline Latrive

Depuis son arrivée chez Deutz en 2022, Caroline Latrive s'émerveille de la richesse des grands terroirs, dont Aÿ demeure le cœur historique. Guidée par une approche intuitive, aussi technique que sensible, la Chef de Caves fait souffler un vent de créativité sur la Maison, concevant chaque cuvée comme une œuvre à part entière. Son engagement ? La constance d’une signature et d’un style Deutz, construits dans un échange collectif, en dialogue permanent avec le vignoble.

Une vocation champenoise

Pure Champenoise, Caroline Latrive naît à Reims, fille d'un œnologue conseil qu'elle accompagne, enfant, dans ses tournées. Une vocation précoce, qui la conduit à se former au sein de belles Maisons : Piper et Charles Heidsieck, Roederer ou Palmer & Co, où elle croise son futur prédécesseur chez Deutz, Michel Davesne, alors chef de cave de Palmer & Co depuis 1985. Diplômée d'œnologie, Caroline perfectionne inlassablement sa maîtrise, affine sa vision, chez Bollinger puis chez Ayala dès 2007. Là, pendant quinze ans, elle met son talent au service d'un nouveau rayonnement de la Maison et gagne ses galons de Chef de Caves en 2012, à une époque où la fonction demeure jalousement masculine. En 2022, Deutz lui ouvre ses portes avec la certitude qu'elle saura perpétuer l'esprit de la Maison tout en y insufflant sa créativité.

Une créativité sans limites

Même philosophie de vinification, même respect du vin. Pendant plus d’un an, dans les caves historiques et sur les coteaux d'Aÿ, Caroline Latrive et Michel Davesne font dialoguer leurs visions, pour mieux accomplir la transmission d'un style, d’une émotion unique. « On ne peut créer parfaitement que dans une Maison dont on comprend les vins, dans lesquels on se retrouve ». La Chef de Caves est aujourd'hui la garante d’une signature stylistique, dans sa clarté, sa précision et sa constance. Une constance renouvelée à travers de multiples séances de dégustation et essais d'assemblage, où chaque année réinvente l'équilibre d’une cuvée sans jamais en trahir l'esprit : une quête de perfection où l'évidence finit toujours par se présenter « comme une révélation ».

assemblage
Portrait de Caroline Latrive, Chef de Caves de la Maison Deutz

Une œuvre collective

Une révélation qui est toujours l’œuvre d’un collectif. Aux côtés de Caroline Latrive, une équipe œnologique resserrée : Olivier Bernard, dont les quinze années passées à la Maison nourrissent une connaissance intime de son identité, et Delphine Goffette, qui y apporte sa sensibilité et son expertise technique. Ensemble, ils prennent part au Comité de Dégustation, où se croisent les regards et les expertises de Marc Hoellinger, Président Directeur Général, et de Cédric Georget, Directeur du Vignoble. Ce dernier apporte un regard dirigé vers l'avenir : celui du matériel végétal et des méthodes culturales, ainsi que leur empreinte dans chaque vin. « L'assemblage n'est pas une addition, mais un résultat exponentiel » : le fruit d'un travail collectif où chacun a voix au chapitre, même si la décision finale revient à la Chef de Caves. Une philosophie que Caroline Latrive voit également à l'échelle de la Champagne : l’art de l'assemblage, avec ses vins de réserve, sa diversité de cépages et de terroirs, donne à la région son agilité face aux défis climatiques, à ses vins leur élégance sur le long terme.

« L'assemblage n'est pas une addition, mais un résultat exponentiel. »
Amour de Deutz à Aÿ

Amour de Deutz - Millésime 2015

Sa cuvée de coeur ?

Amour de Deutz, où son affinité pour le Chardonnay trouve son expression la plus pure : « la présence sans l'exubérance, la volupté sans l'outrance ». Un Blanc de Blancs profond et délicat, dont le souvenir ému d’une dégustation verticale avec son prédécesseur restera comme « la plus belle des transmissions ».